Interviews au Rwanda

Personnes investies dans les secteurs de l’éducation, de la santé, du travail mémoriel


Innocent Ruzigana, guide du Mémorial national de Ntarama (CNLG) sur l’histoire du Rwanda: dès débuts de la colonisation au génocide des Tutsi.


Jean Ruzindaza, directeur de l’Unité de plaidoyer (Commission Nationale de Lutte Contre le Génocide – CNLG) parle de la résolution des conflits dans la culture rwandaise, de l’origine des gacaca.
Ces tribunaux populaires ont jugé près de 2 millions de personnes qui ont participé de près ou de loin au génocide. Les gacaca ont mis fin à l’impunité des meurtriers de Tutsi avant le génocide, en effet ceux qui ont assassinés des Tutsi au cours des massacres pré-génocidaires n’étaient jusqu’alors pas inquiétés. Gacaca signifie « herbe douce » en kinyarwanda, l’endroit où l’on se réunit sur la colline.


Joan Murungi travaille au sein du Rwanda Education Board (Ministère rwandais de l’éducation). Elle est chargée d’actualiser les programmes scolaires en y retirant toutes les mentions du passé incitant à la haine ethnique. « Lorsque les enfants faisaient des mathématiques, le professeur pouvait par exemple demander : si vous avez 10 Tutsi et que vous en tuez 5, combien en reste-t-il ? ».


Dr Vincent Tihon, coordinateur de projet Enabel (Agence belge de développement), collabore avec le Ministère rwandais de la Santé dans le cadre du traitement des traumas post-génocide. Il s’exprime sur : Comment prendre en compte le passé pour construire un meilleur futur ? – Réalité de la réconciliation – Les moyens belges mis à disposition pour que le Rwanda trouve la solution – Accompagner – Faciliter.