Paroles de profs et de participants

Impressions des enseignants


Benny Heyte, professeur d’histoire à l’Athénée Royal Robert Campin (Tournai): « Depuis que nous sommes arrivés au Rwanda, j’ai un mot qui me revient en tête, c’est le mot contraste… Contraste entre la beauté du Rwanda et l’horreur du génocide. » De la difficulté de trouver les mots…


Viviane Lipszstadt, coordinatrice du voyage d’études (Service social juif) : « J’ai commencé à travailler avec les rescapés tutsi parce que je suis fille de rescapés de la Shoah. » – La possibilité de résister ou pas.


Julie Versele, professeure d’histoire à l’Ecole Decroly (Uccle) revient sur la rencontre avec Jean Ruzindaza, directeur de l’Unité de plaidoyer (CNLG) : « Ce qui m’a frappé, c’est quand Jean nous a demandé ce qu’on était venu chercher au Rwanda. Je ne comprends pas, disait-il, vous êtes en bonne santé et quand vous repartirez, vous serez fichus… »


Helina Egleme, professeure de sciences sociales au Collège Don Bosco (Woluwé Saint-Lambert) : « L’intérêt de faire ce voyage, c’est de se plonger dans cette histoire. Pouvoir croiser les sources d’information aussi… Savoir ce qui est dit dans ce pays et comment le transmettre à nos élèves. »


Julie Croisier, professeure de français à l’Ecole Decroly (Uccle) s’exprime sur le trauma du génocide et la difficile question de la réconciliation.


Guillaume Bossuroy, professeur de géographie – De l’autre côté de l’école (Auderghem) – dit l’importance du voyage d’études pour la transmission à ses élèves qui, à leur tour, deviendront des passeurs de mémoire via la réalisation de créations artistiques.


Olivier Petit, professeur de sciences sociales à l’Ecole active (Uccle) : « Un voyage comme celui-ci cela a du sens parce que…ça change tout ! En fait, j’ai déjà donné le cours sur le génocide dans mes classes. En venant ici, je me rends compte que je l’ai très mal donné. En tout cas, je me suis arrêté à des choses qui étaient écrites dans les livres (…). Ici nous nous rendons compte qu’il y a plein de prismes possibles d’analyse de ce drame historique,( …) enseigner l’espoir… »


Benny Heyte, professeur d’histoire à l’Athénée Royal Robert Campin (Tournai) sur la difficulté de visiter les sites mémoriaux.


Helina Egleme, professeure de sciences sociales au Collège Don Bosco (Woluwé Saint-Lambert) sur une meilleure compréhension de la culture rwandaise, indispensable à notre grille de lecture du génocide et de la politique de réconciliation. Le silence et l’immense solitude des rescapés. Pourquoi transmettre aux élèves ?


Anne Nemry, professeure de français à l’Ecole Decroly (Uccle) : « La présence de Félicité nous permet de comprendre les choses de manière beaucoup plus émotionnelle que rationnelle (…) une vision humaine (…) l’extraordinaire capacité de résilience des rescapés (…) »